Investissement régulier

DCA avec des revenus irréguliers : faut-il investir la même somme chaque mois ?

Le conseil revient partout lorsqu'on commence à investir : « Investis la même somme tous les mois. »

Sur le papier, c'est simple. Et lorsque tu touches un salaire relativement stable chaque mois, ça l'est effectivement.

300 €. 500 €. 1 000 €.

Peu importe l'évolution des marchés : tu automatises ton investissement et tu continues pendant des années.

Mais que se passe-t-il lorsque tes revenus ressemblent plutôt à ça ?

Mois Revenu
Janvier2 500 €
Février4 500 €
Mars1 800 €
Avril6 000 €
Mai3 000 €

C'est la réalité de nombreux indépendants, freelances et entrepreneurs.

Comment pratiquer le DCA lorsque tes revenus sont irréguliers ? Faut-il malgré tout investir exactement 500 € tous les mois ? Faut-il investir uniquement pendant les bons mois ? Ou faut-il abandonner complètement l'idée d'un investissement régulier ?

La bonne nouvelle, c'est qu'avoir des revenus irréguliers ne t'empêche absolument pas de mettre en place une stratégie d'investissement régulière.

Ton montant peut varier. Ta méthode, elle, doit rester régulière.

1 Socle mensuel

Une somme minimale réaliste, même pendant un mois moyen.

2 Surplus

Un montant supplémentaire lorsque la trésorerie le permet.

3 Règle claire

Une décision prise à froid, pas au gré des émotions du mois.

Le DCA, c'est quoi exactement ?

DCA signifie Dollar Cost Averaging. Derrière ce terme un peu technique se cache une idée extrêmement simple : investir progressivement une même somme à intervalles réguliers, indépendamment de l'évolution des marchés.

Par exemple :

  • tu investis 300 € le 5 de chaque mois dans un ETF ;
  • tu continues lorsque la Bourse monte ;
  • tu continues lorsqu'elle baisse ;
  • tu continues lorsque les médias annoncent une crise ;
  • et tu continues lorsque tout le monde devient soudainement euphorique.

L'objectif est précisément de ne pas essayer de deviner le meilleur moment pour investir.

Lorsque le prix de ton investissement est élevé, tes 300 € permettent d'acheter moins de parts. Lorsqu'il baisse, la même somme permet d'en acheter davantage. Sur la durée, tes différents prix d'achat sont ainsi répartis dans le temps.

Mais, à mon sens, le principal intérêt du DCA est ailleurs : il permet de transformer l'investissement en habitude.

Tu n'as plus à te demander chaque mois : est-ce que la Bourse va baisser ? Est-ce vraiment le bon moment ? Est-ce que je devrais attendre encore un peu ?

Tu as défini une stratégie. Tu l'appliques. C'est exactement la philosophie que je défends avec la méthode GPS : moins de décisions, davantage de système.

Socle mensuel Surplus investi
Les revenus peuvent varier fortement. La régularité vient de la règle appliquée, pas forcément du montant investi chaque mois.

Pourquoi le DCA est particulièrement intéressant sur le long terme

Investir semble simple lorsqu'on regarde un graphique historique. Dans la réalité, ça l'est beaucoup moins.

Imagine que tu disposes de 10 000 € et que les marchés viennent de progresser fortement. Tu peux être tenté d'attendre. Puis ils progressent encore. Tu attends toujours.

Quelques mois plus tard, ils baissent brutalement. Cette fois, tu te dis qu'ils vont probablement baisser davantage. Tu attends encore.

Et tu peux passer des mois, voire des années, à rechercher le moment idéal. Le DCA permet en grande partie d'éliminer ce problème.

Tu investis selon un calendrier défini à l'avance et non en fonction de tes émotions.

Ce n'est évidemment pas une garantie de performance et cela ne supprime pas le risque de perte. Le DCA n'est pas non plus nécessairement supérieur au fait d'investir immédiatement une somme dont tu disposes déjà : ce sont deux situations différentes.

Son intérêt est surtout pratique et comportemental : mettre progressivement au travail l'argent que tu peux investir sans avoir à prédire les marchés.

Mais comment faire du DCA avec des revenus irréguliers ?

C'est ici que les choses deviennent intéressantes.

Le DCA classique suppose un montant identique investi périodiquement. Par exemple : 500 € tous les mois.

Mais cette approche peut devenir contraignante lorsque ton revenu change fortement d'un mois à l'autre.

Thomas 3 000 € nets stables
Julie Revenus variables
Conclusion Le système doit s'adapter

Thomas est salarié. Il gagne 3 000 € nets chaque mois. Ses dépenses moyennes sont de 2 000 €. Il décide d'investir automatiquement : 500 € par mois. Il lui reste une marge de sécurité relativement prévisible.

Julie est indépendante. Ses revenus disponibles évoluent beaucoup :

Mois Revenus
Janvier2 200 €
Février4 500 €
Mars1 800 €
Avril5 500 €

Lui imposer également un investissement de 500 € tous les mois n'a pas forcément beaucoup de sens. En mars, les 500 € représentent près de 28 % de ses revenus. En avril, moins de 10 %.

Elle pourrait se retrouver à trop investir pendant les mauvais mois et pas suffisamment pendant les bons. Il faut donc adapter le système.

Faut-il investir exactement la même somme chaque mois ?

Non, pas nécessairement.

Et c'est là qu'il faut distinguer deux choses.

Au sens strict, le DCA correspond à des montants égaux investis périodiquement. Mais ce qui nous intéresse ici est plus largement la logique d'un investissement régulier et discipliné.

Avec des revenus irréguliers, tu peux conserver cette philosophie tout en adaptant le montant à ta capacité réelle d'investissement.

Par exemple :

J'investis au minimum 200 € chaque mois et j'augmente cette somme lorsque mes revenus sont plus élevés.

Ou :

J'investis chaque mois 15 % de mon revenu réellement disponible.

Dans les deux cas, tu n'investis pas exactement la même somme. Mais tu évites toujours le principal piège : prendre chaque mois une nouvelle décision en fonction de l'état des marchés ou de ton humeur.

Des revenus irréguliers ne doivent pas conduire à une stratégie irrégulière.

Avant d'investir : sécuriser sa situation

C'est probablement encore plus important pour un indépendant que pour un salarié.

Avant de déterminer combien investir chaque mois, il faut savoir combien tu peux réellement te permettre d'investir. Et il ne faut surtout pas confondre : chiffre d'affaires et argent disponible.

Si tu encaisses 5 000 € ce mois-ci, cela ne signifie évidemment pas que tu disposes de 5 000 € pour vivre et investir.

Selon ta situation, tu peux avoir à payer :

  • tes cotisations sociales ;
  • tes impôts ;
  • éventuellement la TVA ;
  • tes dépenses professionnelles ;
  • tes dépenses personnelles ;
  • certaines charges annuelles ou trimestrielles.

Une partie de l'argent présent sur ton compte ne t'appartient donc pas réellement à long terme. Avant d'automatiser tes investissements, commence par mettre de côté ce qui devra servir à payer ces dépenses.

Constituer une épargne de sécurité

Deuxième étape : le matelas de sécurité.

Imaginons que tes dépenses personnelles essentielles soient de 2 000 € par mois. Si ton activité ralentit brutalement, combien de temps peux-tu continuer à vivre normalement ?

Un mois ? Trois mois ? Six mois ? Davantage ?

Il n'existe pas de montant universel adapté à tout le monde.

La taille de ton épargne de sécurité dépend notamment :

  • de la stabilité de ton activité ;
  • de la visibilité sur tes revenus futurs ;
  • de tes dépenses ;
  • de ta situation familiale ;
  • de tes assurances ;
  • de tes autres sources de revenus ;
  • de ta capacité à réduire rapidement certaines dépenses.

Un freelance disposant de contrats récurrents sur douze mois n'est pas dans la même situation qu'un entrepreneur dont le chiffre d'affaires peut être divisé par trois d'un mois à l'autre.

Plus tes revenus sont imprévisibles, plus une marge de sécurité importante peut avoir du sens.

Et ce fonds de sécurité remplit également une fonction psychologique. Lorsque les marchés baissent fortement, tu sais que tu n'auras pas besoin de vendre tes investissements pour payer ton loyer trois mois plus tard.

C'est fondamental.

Trois méthodes pour investir avec des revenus irréguliers

Une fois ton matelas de sécurité constitué et tes charges anticipées, tu peux mettre en place ton système.

Il existe plusieurs possibilités.

Méthode 1 : définir un montant minimum

C'est la méthode la plus simple.

Tu regardes tes revenus sur les douze derniers mois et tu détermines une somme que tu peux raisonnablement investir même pendant un mois médiocre.

Par exemple : 200 € par mois.

Cette somme devient ton socle. Tu peux éventuellement automatiser le versement. Ainsi, quoi qu'il arrive, tu investis régulièrement. Et pendant les bons mois, tu peux effectuer un investissement supplémentaire.

Ton revenu disponible varie entre 2 000 et 5 000 €. Tu décides : 200 € investis automatiquement chaque mois. Lorsque tu termines un très bon trimestre avec beaucoup de trésorerie disponible, tu peux investir 500 €, 1 000 € ou davantage en supplément.

L'avantage : la méthode est extrêmement simple. Et elle crée une habitude.

La limite : sans règle supplémentaire, tu risques de conserver beaucoup de liquidités inutilement pendant tes meilleures périodes.

Méthode 2 : investir un pourcentage de ses revenus

Deuxième possibilité : ne plus raisonner en montant, mais en pourcentage.

Par exemple : j'investis 15 % de mon revenu disponible.

Revenu disponible 15 % investis
2 000 €300 €
3 000 €450 €
4 000 €600 €
5 000 €750 €
6 000 €900 €

L'avantage est évident. Ton effort d'investissement évolue automatiquement avec tes revenus. Lorsque ton activité fonctionne très bien, tu investis davantage. Lorsqu'elle ralentit, tu réduis naturellement ton effort.

Mais attention à la définition de revenu disponible. Si tu es indépendant, appliquer mécaniquement 15 % à ton chiffre d'affaires n'est généralement pas la bonne manière de raisonner.

Méthode 3 : le socle + le surplus

C'est probablement l'approche que je trouve la plus intéressante lorsque les revenus sont vraiment irréguliers.

Elle combine les deux précédentes.

Tu définis :

  • un investissement minimum régulier ;
  • et une règle pour investir davantage pendant les bons mois.

Par exemple : je verse au minimum 200 € chaque mois. Puis, lorsque ma trésorerie disponible dépasse mon niveau de sécurité prédéfini, j'investis une partie du surplus.

Tu pourrais par exemple décider d'affecter une fraction du surplus à tes investissements et conserver le reste pour tes projets, tes dépenses futures ou renforcer ta sécurité.

L'intérêt est que tu conserves : la régularité + la flexibilité.

Tu n'as pas à refaire toute ta stratégie chaque mois. Tu as créé une règle.

Un exemple concret sur six mois

Prenons un indépendant dont les revenus disponibles varient fortement. Il a déjà constitué son épargne de sécurité et décide de maintenir un investissement minimum de 200 €, puis d'investir davantage lorsqu'il dispose d'un surplus.

Son année pourrait commencer ainsi :

Mois Revenu disponible Montant investi
Janvier2 500 €300 €
Février4 000 €600 €
Mars2 000 €200 €
Avril5 500 €900 €
Mai1 800 €200 €
Juin4 500 €700 €

Sur ces six mois, son investissement varie fortement. Mais regarde ce qui ne change jamais : son système.

Il ne se demande pas : « La Bourse est-elle trop haute ce mois-ci ? » ou « Est-ce que je devrais attendre une correction ? » Il regarde sa situation financière et applique la règle qu'il a définie.

Le montant varie. La stratégie reste la même.

Faut-il investir davantage lorsque la Bourse baisse ?

C'est une tentation très naturelle.

Tu vois ton ETF baisser de 10 %. Puis de 15 %. Et tu te dis : « Je vais arrêter d'investir maintenant et garder mon argent pour acheter lorsque le marché aura vraiment touché le fond. »

Le problème est évident : comment sauras-tu que le marché a touché le fond ? Personne ne sonne une cloche pour annoncer : « Voilà, c'est terminé. Vous pouvez acheter. »

Une baisse de 15 % peut devenir une baisse de 30 %. Ou le marché peut repartir brutalement à la hausse.

Adapter ton investissement à tes revenus et adapter ton investissement à tes prévisions sur la Bourse sont donc deux choses très différentes.

Dans le premier cas : « J'ai davantage d'argent disponible ce mois-ci, donc j'investis davantage conformément à ma règle. »

Dans le second : « Je pense que les marchés vont bientôt remonter, donc je vais investir davantage. » Tu commences alors à faire du market timing. Ce n'est plus la même stratégie.

Tous les mois ou tous les trimestres ?

Faut-il absolument investir chaque mois ? Non plus.

La fréquence doit notamment être mise en perspective avec le montant investi et les frais de courtage.

Imaginons que tu puisses investir seulement 100 € par mois et que ton courtier facture plusieurs euros par transaction. Multiplier de très petits ordres peut faire peser inutilement les frais sur ton investissement.

Tu pourrais alors mettre de côté 100 € × 3 = 300 € et investir tous les trois mois.

À l'inverse, si tes frais de transaction sont très faibles ou nuls sur les opérations concernées, l'investissement mensuel peut être particulièrement pratique.

Il n'existe donc pas de fréquence magique. Mensuelle. Bimestrielle. Trimestrielle.

Ce qui compte davantage est d'investir selon une règle cohérente, de maîtriser les coûts et de tenir cette stratégie pendant des années.

Le piège de l'indépendant : « j'investirai quand mon activité sera plus stable »

Je connais bien ce raisonnement.

Quand mon chiffre d'affaires sera plus stable, je commencerai.

Puis vient un bon mois. Mais tu te dis : je préfère garder l'argent, le mois prochain sera peut-être mauvais. Le mois suivant est effectivement moins bon. Tu repousses encore.

Puis tu dois payer tes cotisations. Puis tu investis dans ton activité. Puis arrive une dépense imprévue. Et les années passent.

Le problème n'est pas d'avoir commencé avec 100 € au lieu de 500 €. Le problème est parfois de ne jamais avoir commencé.

C'est pour cette raison qu'un petit investissement régulier peut avoir beaucoup de valeur. Pas uniquement financièrement. Il crée une habitude.

Une fois ton système en place, tu pourras augmenter les montants progressivement.

Et si mes revenus chutent fortement ?

Ton système ne doit jamais devenir une prison.

Si ton activité connaît une véritable mauvaise période, réduire ou suspendre temporairement tes investissements peut être parfaitement rationnel.

Ton fonds de sécurité et ta capacité à payer tes dépenses essentielles passent avant le maintien artificiel d'un versement automatique.

Ce qui serait problématique serait de faire l'inverse : vendre dans l'urgence des investissements de long terme parce que tu as investi trop agressivement quelques mois auparavant.

L'investissement doit rester compatible avec ta situation réelle. C'est particulièrement important lorsqu'on est indépendant.

La méthode simple que je recommande

Si tes revenus sont irréguliers, inutile de construire une usine à gaz.

Tu peux raisonner en cinq étapes.

1. Calcule tes dépenses essentielles

Combien te faut-il réellement chaque mois pour vivre ? Pas ton chiffre d'affaires. Pas ton revenu lors d'un excellent mois. Tes dépenses.

2. Construis ton épargne de sécurité

Détermine le niveau de liquidités qui te permet de traverser une mauvaise période sans devoir vendre tes investissements.

3. Détermine ton investissement minimum

Choisis un montant suffisamment raisonnable pour pouvoir continuer à investir pendant les mois ordinaires, même s'il est relativement faible.

4. Crée une règle pour tes bons mois

Au lieu de décider au cas par cas, détermine à l'avance ce que tu feras du surplus.

5. Automatise ce qui peut l'être

Plus tu automatises ton système, moins tu dois prendre de décisions. Et moins tu prends de décisions, moins tes émotions peuvent perturber ta stratégie.

Tu peux automatiser :

  • les virements ;
  • certains investissements programmés ;
  • l'alimentation de ton épargne de sécurité ;
  • la répartition entre différents comptes.

Une fois ton système construit, ton investissement devient presque ennuyeux. Et c'est plutôt une bonne nouvelle.

Revenus irréguliers : la régularité ne vient pas de ton salaire

C'est finalement l'idée essentielle à retenir.

Quand on parle d'investissement régulier, on imagine souvent quelqu'un qui reçoit le même salaire le 30 de chaque mois et investit automatiquement 10 ou 20 %.

Si tu es indépendant, ta réalité peut être complètement différente.

Mais cela ne t'empêche pas de construire un patrimoine de manière méthodique.

Tu dois simplement déplacer la régularité.

Elle ne vient pas nécessairement du montant investi. Elle vient de la règle que tu appliques.

Un mois, tu investiras peut-être 200 €. Le suivant, 800 €. Puis 300 €. Puis 1 000 €. Ce n'est pas un problème si ces variations correspondent à une stratégie définie à l'avance et à ta capacité financière réelle.

Le vrai danger serait plutôt de fonctionner ainsi : « J'investirai ce qu'il reste à la fin du mois. » Parce que très souvent, il ne reste rien.

DCA et revenus irréguliers : ce qu'il faut retenir

Le DCA classique consiste à investir une même somme à intervalles réguliers, quelles que soient les fluctuations du marché.

C'est une stratégie simple qui permet notamment d'éviter de rechercher constamment le meilleur moment pour investir.

Mais lorsque tes revenus sont très irréguliers, tu n'es pas obligé de forcer artificiellement le même montant tous les mois.

Tu peux adapter le principe à ta situation :

  • un montant minimum + des investissements supplémentaires ;
  • un pourcentage de ton revenu disponible ;
  • ou encore un socle + une règle d'investissement du surplus.

L'essentiel est ailleurs : ton montant peut varier. Ta méthode, elle, doit rester régulière.

C'est ainsi que l'investissement devient progressivement un système plutôt qu'une décision que tu dois reprendre chaque mois.

Et c'est précisément ce qui permet de rester concentré sur le plus important : continuer à construire ton patrimoine pendant des années.

Questions fréquentes sur le DCA et les revenus irréguliers

Faut-il investir la même somme chaque mois en DCA ?

Au sens strict, le Dollar Cost Averaging consiste à investir des montants égaux à intervalles réguliers, indépendamment de l'évolution des marchés.

Si tes revenus sont variables, tu peux toutefois utiliser une stratégie d'investissement périodique adaptée à ta capacité financière plutôt que de te forcer à investir exactement la même somme.

Peut-on investir régulièrement avec des revenus irréguliers ?

Oui. Tu peux notamment définir un investissement minimum puis augmenter le montant pendant les meilleurs mois, ou investir un pourcentage prédéfini de ton revenu disponible.

L'important est que cette règle reste compatible avec tes dépenses, ton épargne de sécurité et tes obligations financières.

Combien investir chaque mois quand on est indépendant ?

Il n'existe pas de montant ou de pourcentage valable pour tous. Il dépend notamment de tes revenus disponibles, de tes dépenses, de ton fonds de sécurité, de tes charges futures et de tes objectifs.

Un montant soutenable sur plusieurs années est généralement plus pertinent qu'un objectif trop ambitieux que tu devras rapidement abandonner.

Est-il préférable d'investir tous les mois ou tous les trois mois ?

Les deux sont possibles. La fréquence dépend notamment des sommes disponibles et des frais liés aux transactions.

Pour de petits montants avec des frais fixes significatifs, regrouper plusieurs versements peut être pertinent. Avec des coûts très faibles, l'investissement mensuel facilite souvent l'automatisation.

Peut-on arrêter temporairement ses investissements réguliers ?

Oui. Si tes revenus chutent ou si ta situation financière change, préserver tes liquidités peut devenir prioritaire.

Un investissement de long terme ne devrait pas te placer dans une situation où tu risques de devoir revendre rapidement tes actifs pour financer tes dépenses courantes.